10 recettes traditionnelles de Nancy à découvrir absolument

Ah, Nancy ! Cette ville qui sent bon la bergamote et les madeleines chaudes. Mais la capitale des ducs de Lorraine, c’est bien plus qu’une jolie place et des grilles en fer forgé. C’est surtout un patrimoine culinaire qui fait saliver les gourmands depuis des siècles. Entre la cour de Stanislas et les traditions paysannes, la gastronomie nancéienne raconte une histoire que je vous invite à découvrir, une recette à la fois.

1. La quiche lorraine : l’authentique, pas celle du supermarché

On croit tous la connaître. Pourtant, la vraie quiche lorraine n’a rien à voir avec celle qu’on trouve en rayon. La première mention écrite de ce plat remonte au 1er mars 1586, sous le règne du duc Charles III. À l’époque, on l’appelait simplement « galette » ou « tarte au lard ».
Ce qui fait la particularité de l’authentique quiche lorraine ? Sa migaine, ce mélange d’œufs battus et de crème épaisse qui doit trembler légèrement au centre quand on la sort du four. Et surtout, surtout, pas de fromage ! Les puristes vous le diront : le fromage dans la quiche lorraine, c’est comme mettre du ketchup sur un bon steak. Ça ne se fait pas.
Le mot « quiche » viendrait d’ailleurs de l’allemand « Kuchen » qui signifie gâteau, rappelant les influences germaniques de la région. Une recette détaillée vous attend pour maîtriser ce classique indémodable.

2. Le pâté lorrain : le doyen des spécialités

Originaire de Baccarat, le pâté lorrain détient un titre de noblesse : c’est la plus ancienne recette lorraine ! On en trouve la trace dans Le Viandier de Guillaume Tirel (dit Taillevent) en 1392, le plus vieux livre de cuisine rédigé en français.
Ce qui le rend unique, c’est cette pâte feuilletée dorée et croustillante qui renferme une farce de viande marinée. La marinade dans du vin blanc avec des échalotes, du persil, du thym et du laurier donne au pâté lorrain ce goût inimitable que même votre grand-mère jalouserait.
Petite anecdote gourmande : depuis 1969, Baccarat organise chaque année une fête dédiée à ce trésor culinaire. Les Lorrains ne plaisantent pas avec leurs traditions ! Vous découvrirez tous les secrets de sa préparation dans notre recette complète.

pâté lorrain traditionnel

3. La potée lorraine : le réconfort dans un pot

La potée lorraine, c’est l’âme de la cuisine paysanne. Son nom vient tout simplement du pot en terre cuite dans lequel on la faisait mijoter pendant des heures au coin du feu. On l’appelle aussi « Eintopf » en francique lorrain ou « potaye » dans certains villages.
Ce plat remonte au Moyen Âge, quand les femmes le mettaient sur le feu dès le matin avant de partir aux champs. Il cuisait doucement toute la journée, diffusant ses parfums dans toute la maison. À leur retour, elles trouvaient un repas chaud et nourrissant qui rassemblait toute la famille autour de la table.
La générosité de ce plat, c’est aussi sa force : du chou, des légumes d’hiver, des saucisses fumées et du lard qui mijotent ensemble pour créer une symphonie de saveurs. Un vrai câlin dans une assiette quand l’hiver pointe son nez. Notre fiche recette vous guidera pour réussir cette merveille.

4. La bouchée à la reine : quand la royauté invite à table

Voilà un plat qui porte bien son nom ! La légende raconte que Marie Leszczynska, fille du roi Stanislas et épouse de Louis XV, aurait donné ses lettres de noblesse à ces petites pâtisseries salées. Bien que le plat existait avant elle, c’est à la cour de Lorraine qu’il s’est raffiné.
La bouchée à la reine, c’est ce vol-au-vent délicat garni d’une préparation onctueuse à base de volaille, de champignons et d’une sauce veloutée crémeuse. Un plat qui montre que la cuisine lorraine ne se limite pas aux recettes rustiques, elle sait aussi faire dans la dentelle.
Ces petites merveilles se dégustent en entrée ou en plat principal, toujours chaudes, et témoignent du raffinement qu’on cultivait à la table des ducs de Lorraine. Apprenez à les préparer comme un chef avec notre recette détaillée.

recette bouchée à la reine traditionnelle

5. Le baba au rhum : le dessert qui cache une belle histoire

Stanislas Leszczynski frappe encore ! Ce roi de Pologne devenu duc de Lorraine était un sacré gourmand. Mais avec l’âge, il avait perdu toutes ses dents. Son pâtissier, Nicolas Stohrer, eut alors l’idée géniale d’imbiber une brioche polonaise (le babka) pour la rendre plus moelleuse.
Petite révélation qui va vous surprendre : à l’origine, ce n’était pas du rhum mais du vin de Tokay que Stanislas se faisait envoyer de Hongrie ! Le rhum n’est arrivé que dans les années 1800, quand un descendant de Stohrer décida de remplacer le vin hongrois par cet alcool des îles.
Cette invention date des années 1730, au château de Lunéville. Quant au nom « baba », il viendrait soit du personnage d’Ali Baba des Mille et Une Nuits, soit du mot polonais « babka » qui désigne une brioche. Le mystère reste entier, mais le plaisir, lui, est bien réel. Découvrez comment le réaliser dans notre recette complète.

6. Les Macarons de Nancy : la légende des sœurs

Voilà un plat qui porte bien son nom ! La légende raconte que Marie Leszczynska, fille du roi Stanislas et épouse de Louis XV, aurait donné ses lettres de noblesse à ces petites pâtisseries salées. Bien que le plat existait avant elle, c’est à la cour de Lorraine qu’il s’est raffiné.
La bouchée à la reine, c’est ce vol-au-vent délicat garni d’une préparation onctueuse à base de volaille, de champignons et d’une sauce veloutée crémeuse. Un plat qui montre que la cuisine lorraine ne se limite pas aux recettes rustiques, elle sait aussi faire dans la dentelle.
Ces petites merveilles se dégustent en entrée ou en plat principal, toujours chaudes, et témoignent du raffinement qu’on cultivait à la table des ducs de Lorraine. Apprenez à les préparer comme un chef avec notre recette détaillée.

recette des macarons de Nancy

7. Les Bergamotes de Nancy : le seul bonbon IGP de France

Stanislas Leszczynski frappe encore ! Ce roi de Pologne devenu duc de Lorraine était un sacré gourmand. Mais avec l’âge, il avait perdu toutes ses dents. Son pâtissier, Nicolas Stohrer, eut alors l’idée géniale d’imbiber une brioche polonaise (le babka) pour la rendre plus moelleuse.
Petite révélation qui va vous surprendre : à l’origine, ce n’était pas du rhum mais du vin de Tokay que Stanislas se faisait envoyer de Hongrie ! Le rhum n’est arrivé que dans les années 1800, quand un descendant de Stohrer décida de remplacer le vin hongrois par cet alcool des îles.
Cette invention date des années 1730, au château de Lunéville. Quant au nom « baba », il viendrait soit du personnage d’Ali Baba des Mille et Une Nuits, soit du mot polonais « babka » qui désigne une brioche. Le mystère reste entier, mais le plaisir, lui, est bien réel. Découvrez comment le réaliser dans notre recette complète.

8. Les Madeleines de Commercy et Liverdun

Encore une recette qui doit sa création à Stanislas ! La légende raconte qu’un jour, le pâtissier du duc aurait raté le dessert d’un grand dîner. Une jeune servante nommée Madeleine aurait alors proposé de préparer un gâteau de sa famille. Le succès fut immédiat, et Stanislas donna le prénom de la jeune fille à cette pâtisserie.
Ces petits gâteaux bossus, reconnaissables entre mille, se fabriquent à Commercy et à Liverdun depuis le début du XXe siècle. Leur forme allongée caractéristique vient du moule spécial dans lequel on les cuit. Marcel Proust les a rendues célèbres dans son œuvre, mais en Lorraine, on n’a pas attendu ce monsieur pour les adorer !
La vraie madeleine lorraine se déguste tiède, avec son cœur moelleux et ses bords légèrement croustillants. Un goût d’enfance qui traverse les générations. Préparez-les vous-même grâce à notre recette authentique.

recette des madeleines de Commercy

9. La tarte aux mirabelles : l’or jaune de la Lorraine

La mirabelle, c’est LE fruit de Lorraine. Cette petite prune dorée assure 70 à 80% de la production mondiale ! Son histoire remonte au XVe siècle, quand René d’Anjou l’a importée en Lorraine.
Ce qui rend la tarte aux mirabelles si spéciale, c’est d’abord son fruit. La Mirabelle de Lorraine bénéficie d’une IGP et son eau-de-vie d’une AOC. Ces petites billes dorées mouchetées de rouge ont un goût sucré incomparable quand elles sont cueillies à maturité entre juillet et septembre.
La tarte aux mirabelles, c’est le dessert de l’été lorrain par excellence. Certains la préfèrent avec une crème, d’autres nature pour mieux sentir le fruit. Dans tous les cas, c’est une explosion de soleil dans l’assiette. Et quand vous la sortez du four, avec ses mirabelles qui ont caramélisé, le parfum qui envahit la cuisine vaut à lui seul le détour. Réalisez cette merveille estivale avec notre recette pas à pas.

10. Les chardons lorrains : chocolat et fierté régionale

Voilà une gourmandise qui porte bien son nom ! Les chardons lorrains sont ces petits chocolats à la forme épineuse qui renferment un secret liquide : une eau-de-vie emprisonnée dans une coque de sucre cristallisé.
Ces chocolats tirent leur nom du chardon, emblème de la Lorraine depuis 1477. Après sa victoire contre Charles le Téméraire lors de la bataille de Nancy, René II de Lorraine adopta cette plante épineuse comme symbole avec la fameuse devise « Qui s’y frotte, s’y pique ». Le chardon trône toujours fièrement sur le blason de Nancy.
Les chardons lorrains ont été créés au milieu du XIXe siècle par les confiseurs de Nancy, dont la maison Lalonde. Leur fabrication fait appel à une technique ancestrale dite « à l’amidon ». On cuit un sirop de sucre avec de l’alcool, qu’on coule dans des empreintes d’amidon. Au bout de quelques jours, le sucre cristallise et emprisonne l’alcool comme un petit trésor. Le tout est ensuite enrobé de chocolat blanc coloré.
Petite astuce gourmande : la couleur du chocolat indique l’eau-de-vie qu’il renferme ! Jaune pour la mirabelle, rose pour la framboise, blanc pour le kirsch, vert pour la chartreuse… Un arc-en-ciel de saveurs qui fait la fierté des chocolatiers lorrains. Découvrez tous les secrets de fabrication de cette spécialité dans notre article détaillé.

recette des chardons lorrains​

Et maintenant ?

Ces dix recettes racontent l’histoire de Nancy et de la Lorraine. De la cour de Stanislas aux tables paysannes, de Baccarat à Commercy, chaque plat porte en lui des siècles de tradition et de savoir-faire.
Ce qui me touche le plus dans cette gastronomie, c’est qu’elle n’a rien de figé. Ces recettes continuent de vivre, de se transmettre, d’évoluer tout en gardant leur âme. Elles rassemblent les familles, réchauffent les cœurs et rappellent que la cuisine, c’est avant tout une histoire d’amour et de partage.
Alors, par laquelle allez-vous commencer ?