Qu’est-ce que la bergamote de Nancy ?

La bergamote de Nancy se présente sous forme d’un petit carré doré qui craque net quand vous croquez dedans. Trois ingrédients seulement : du sucre, du sirop de glucose et une pointe d’essence de bergamote venue de Calabre. Rien d’autre. Pas de colorant, pas d’artifice. Ce bonbon lorrain traditionnel pèse cinq grammes et cache une histoire qui remonte au Moyen Âge.

Bergamote de Nancy

Ce petit bonbon qui raconte la Lorraine

Un héritage italien arrivé par les pèlerins

Des voyageurs calabrais se rendaient à la Basilique Saint-Nicolas-de-Port. Ils transportaient un agrume rare : la bergamote. Cet hybride est né par accident dans les vergers du sud de l’Italie entre le XIVe et le XVe siècle. À la cour de Lorraine, on l’utilisait d’abord pour rafraîchir l’haleine. Le parfum a séduit. La recette s’est affinée.

La consécration de 1909

L’exposition universelle bouleverse tout. Le bonbon lorrain devient symbole gastronomique français. L’IGP arrive bien plus tard pour protéger ce savoir-faire régional. Cette indication géographique protégée garantit le lien entre le territoire et la recette transmise de génération en génération.

La Confiserie Stanislas depuis 1988

Alain Batt fonde son atelier au cœur de Nancy. Trente ans plus tard, la maison figure parmi les références du secteur. Le savoir-faire artisanal se perpétue dans les chaudrons en cuivre où le sucre cuit à température précise. Chaque confiseur lorrain garde jalousement ses gestes.

Comment fabrique-t-on ces carrés dorés ?

La cuisson au degré près

Le sucre fond dans l’eau bouillante. Le sirop de glucose rejoint la danse. Le mélange monte jusqu’à 152°C. Pas 150, pas 155. Cette température dite « au cassé » donne sa dureté au bonbon et sa couleur ambrée naturelle. Le feu nu fait le travail. Les méthodes sous vide nécessiteraient un colorant synthétique. Ici, rien de tout ça.

L’essence arrive en dernier

Hors du feu, l’essence naturelle de bergamote s’incorpore d’un coup. Cette essence occupe seulement 0,28 % de la composition finale. Son impact gustatif ? Disproportionné. Vous reconnaissez des notes de citron, de mandarine, de pamplemousse. Une touche florale rappelant la fleur d’oranger se glisse dans l’ensemble. Légère acidité, petite amertume, fraîcheur délicate.

Du marbre au découpage

Le mélange coulé sur une table huilée refroidit tranquillement. Vient le moment du découpage. Certains confiseurs utilisent l’emporte-pièce manuel. D’autres préfèrent le laminage mécanique. Les petits carrés caractéristiques apparaissent. Voilà votre bergamote de Nancy IGP prête à craquer sous la dent.

Que contient vraiment ce bonbon ?

Cent grammes affichent entre 382 et 394 kcal. Vous trouvez 95 grammes de glucides dont 77,7 grammes de sucres. Les lipides ? Moins de 0,3 grammes. Protéines et sel ? Des traces à peine mesurables. Ce bonbon, c’est avant tout du sucre cuit parfumé à l’agrume calabrais.

Où acheter et à quel prix en 2026 ?

ConditionnementPrix TTCPrix au kilo
Sachet 100g2,35 €23,50 €
Sachet 150g5,70 €38,00 €
Sachet 250g14,90 €59,60 €
Boîte métallique 120g9,60 €80,00 €
Paquet 200g11,40 €57,00 €

Les tarifs fluctuent selon les producteurs et les circuits de vente. La boîte métallique coûte plus cher au kilo mais elle conserve mieux vos bonbons. Un détail qui compte quand on veut garder intact ce parfum si particulier.

Comment les conserver quatre mois ?

Rangez votre confiserie française dans sa boîte fermée. Loin de l’humidité qui ramollit le sucre cuit. Loin de la lumière directe qui altère les arômes. Loin de la chaleur qui fait fondre l’ensemble. Respectez ces trois règles et vos bergamotes gardent leur craquant pendant quatre mois. Au-delà, elles perdent leur caractère.

Et maintenant ?

La bergamote de Nancy mérite son statut de trésor lorrain. Ce petit carré doré raconte une histoire calabraise, un savoir-faire régional et une exigence qui ne transige pas sur la température de cuisson. Vous savez maintenant pourquoi elle craque ainsi sous la dent et d’où vient ce parfum si reconnaissable.

Camille

FAQ

Quelle est la composition de la bergamote de Nancy ?

Trois ingrédients seulement : du sucre, du sirop de glucose et 0,28 % d’essence naturelle de bergamote. Aucun colorant ne vient troubler la recette. La teinte ambrée provient uniquement de la cuisson à feu nu.

Combien de temps peut-on garder ces bonbons ?

Quatre mois dans leur boîte métallique fermée. Vous les stockez à l’abri de l’humidité, de la lumière et de la chaleur. Au-delà de ce délai, le parfum s’estompe et la texture change.

D’où vient l’essence qui parfume le bonbon ?

Elle provient de l’écorce du bergamotier, un petit agrume qui pousse en Calabre, dans le sud de l’Italie. Cette essence naturelle donne au bonbon ses notes citronnées et florales si caractéristiques. Une goutte suffit pour métamorphoser le sucre cuit.

Quel savoir-faire demande la fabrication ?

Le confiseur cuit le mélange sucre-glucose à exactement 152°C dans un chaudron en cuivre. Cette température précise, appelée « cuisson au cassé », donne au bonbon sa dureté et sa couleur naturelle. Le geste passe de main en main depuis des générations dans les confiseries lorraines.

Pourquoi cette IGP protège-t-elle la bergamote de Nancy ?

L’indication géographique protégée établit le lien historique entre ce bonbon et son territoire d’origine. Depuis la cour de Lorraine jusqu’à l’exposition universelle de 1909, la bergamote incarne le patrimoine gastronomique français. Cette protection préserve la recette authentique.